• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Cazeaux

Cazeaux

Passionné par la politique - et donc par l'histoire contemporaine - depuis l'âge des culottes courtes, j'ai étudié le sujet à Sciences Po Paris, en m'y mêlant comme étudiant syndicaliste. Plus tard, alors dans le monde des entreprises, j'ai quelque peu fréquenté les coulisses du pouvoir en m'impliquant comme "lobbyiste" pour la cause de la conciliation vie familiale-professionnelle en qualité de président de l'associations Générations. J'ai par la suite complétement changé de cap, demeurant attentif aux agitations du monde qui m'entoure. Il me plaît d'analyser, de décrypter les réalités politiques et sociales et il arrive que mes pronostics soient justes...

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 12 199 739
1 mois 1 18 12
5 jours 0 9 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 16 10 6
1 mois 1 0 1
5 jours 1 0 1

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires


  • Cazeaux Cazeaux 26 juin 01:02

    Très aimable à vous. Mais au vu du nombre de visites, le sujet ne passionne pas les foules...

    Et cependant, tous ces journalistes ou soi-disant experts qui ressassent les mêmes erreurs feraient bien, ne serait-ce que lire la constitution dans sa 1ere version.
    Ils verraient déjà que le domaine réservé relève du fait du Prince. Rien ne permet de le justifier.

    Quant à la déclaration de 1964, elle est capitale pour comprendre ce qu’est la norme : une coutume qui s’impose comme interprétation du texte. Les mots de De Gaulle, dont on trouve écho chez Macron et ses innombrables adulateurs, sont d’une force et d’une clarté terrifiantes. Le Pdt est dépositaire de toute la souveraineté de la nation, de sorte que tout résulte de lui et de ceux à qui il a délégué son pouvoir.

    Autre exemple, la supposée démission des ministres du Modem. C’est tout simplement absurde. La démission du gouvernement Philippe I a été remise. A partir de là, les choses sont faites. Tous les ministres sont partants, du fait de cet acte. Les démissions, qui ont fait deux jours des titres des médias, sont factices. Quand Bayrou a annoncé qu’il quittait le gouvernement, c’est un peu comme si au lendemain de Waterloo, Napoléon avait déclaré qu’il cessait le combat. 

    Nous n’avons pas fini de rire (jaune) avec tous ces gens qui, société civile ou pas, se la jouent « grave » comme disent les ados. Macron, dont Philippe se moquait hier encore dans sa tribune de Lbération, est présenté avec déférence comme s’il avait trente ans d’expérience et le thème est désormais, le Monde Nouveau. 
    Que s’est-il passé ? Quelque chose marche mieux dans le pays ? Tout simplement, Macron fait ceci ou dit cela, c’est cela l’Ere nouvelle du changement...

  • Cazeaux Cazeaux 24 juin 00:57

    M’y pencherait avec intérêt. Décidément, la notion de mystère semble vous fasciner. 


    La piste Hermand permettrait bien sûr d’établir le fil rouge de ce processus dont le résultat hallucinant aurait de quoi rendre fou un esprit rationnel. 

    Il n’a pas dû vous échapper que depuis le lendemain du 2e tour des législatives, on assiste à un pilonnage d’artillerie incessant, j’écoute surtout la radio : toutes les dix minutes, il est question « d’ère nouvelle »...« désormais que nous sommes dans le monde nouveau »...« les gens doivent comprendre que nous ne sommes plus dans l’ancien monde ». 

    J’ai zappé à un moment d’une station à une autre (Europe, RTL, France Inter, France Info, France Culture), et je suis tombé sur les mêmes considérations, les voix semblaient interchangeables, et cette locution de « monde nouveau » qui revenait sans cesse. 

    Après le 2e tour de la Plle, c’était De Gaulle Vintage, Macron nouveau De Gaulle, Macron enfin un vrai Pdt. 

    De toute évidence, il y a un plan marketing très ouvragé qui s’exécute. Il faut savoir que les études d’opinion et le« data mining », comme ils disent, constituent des gros coûts, invisibles de l’extérieur. Mais c’est le fondement de tout bon plan marketing. La com classique, édition, affiches, meetings, c’est de la gnognote à côté de ce qu’ils ont fait et continuent de faire.

    Cela me fait penser à la blitz krieg menée par les Allemands. En quelques années, ils ont organisé l’armée la meilleure armée de tous les temps, en douce, et quand ils ont attaqué, cela a été stupéfiant d’efficacité. Comparaison un peu par les cheveux, mais il y a un peu de ça.

    Dernière chose, on ne parle plus de Drahi, qui semble bien être le plus gros bailleur de fonds. Très discret, on est loin de la naïveté du système Sarko.  

    J’avoue ne pas comprendre comment les adversaires de Macron, disons plutôt les rivaux, restent sans rien dire. Tous font du « comme si », (voir mon article Pdt Soleil 1e partie), comme si Macron était un politicien chevronné, comme si son succès était dû à sa compréhension des choses, à l’appel des gens, comme si, désormais, il était acquis que nous sommes dans le monde nouveau, comme si tout avait changé et qu’il faut bien se le mettre dans la tête. 

    Démonter une telle machinerie ne sera pas évident. Le 13 mai 58 qui décida du lancement du plan Résurrection, conserve encore tant de zones obscures. 
    Dans ce coup Macron sans leviers d’action militaires, les choses sont plus aisées à dissimuler. Paradoxalement, et c’est un sujet en soi, dans cet univers net-sms-tweets hyper communicationnel, l’accès à l’information est difficile dès lors qu’on se refuse au menu unique servi partout et qu’on résiste au torrent qui ne laisse pas le temps d’approfondir. 

    L’individu lambda prend ce qu’il trouve, 20 Minutes dans le métro, sa radio, sa chaîne de télé et le lendemain matin, il dira à ses collègues « Au moins avec Macron, on a un jeune au pouvoir, très brillant, qui va enfin changer les choses. Et il paraît même qu’on est enfin au XXIe siècle.
    S’avez perçu, vous autres ? »




  • Cazeaux Cazeaux 23 juin 16:26

    Bj

    Pour bien tourné qu’il est, votre article tient plus du billet d’humeur sarcastique que de l’analyse de ce phénomène sans précédent ni équivalent ailleurs dans le monde, qu’est le projet-produit-Macron Président.
    Votre fort aimable ami Le Panda se réclame de la dizaine de milliers de visiteurs de son article sur Macron : le Pire. Je pourrais faire de même, allongeant sur ce qui n’est pas une table de jeu de cartes, les 25 000 visiteurs de mon Macron Président : Coup de Maître de Hollande.

    Si je me cite, c’est pour signaler qu’entre autres sous ma plume, dès le 1er février, des éléments documentés et argumentés ont permis d’appréhender cette question avec la formulation d’une hypothèse qui a le mérite d’ordonner la réflexion.

    Quand Fergus dit que mystère il n’y a pas pour ensuite dire qu’il s’agit simplement d’un ambitieux soutenu par l’oligarchie, il réfute pour se réfuter aussitôt. Car son explication reviendrait à dire que Paris a été libéré les 25-26 août 44 tout simplement parce que la IIe DB y est entrée.

    La vraie question est triple : pourquoi ce choix parmi environ 250 alter ego, en statut et ambition : selon quel mode opératoire ; sous la maîtrise d’ouvrage (je ne dis pas d’oeuvre) de qui ?

    Mon article, uni à tout ce qui a été écrit depuis ou avant, ne donne pas de réponse complète et à 100% fiable. Il permet néanmoins de relativiser le poids d’un Attali, personnage certes influent mais également agaçant et avec qui les princes gardent une distance de sécurité. Le processus de recrutement des jeunes pousses de l’oligarchie est incessant. Personne ne se dit : Tiens, je vais nous trouver le Président de 2017 ou de 2022.

    Un petit essaim de conseillers occultes tirent gloire et plaisir à faire ce travail de dénicheurs-formateurs. 
    Ainsi il est établi qu’historiquement que l’inventeur (au sens de celui qui trouve) de Macron est Henry Hermand, 305eme fortune de France, bailleur de fonds du PS et ami personnel des Rothschild. Macron a eu l’outrecuidance à son décès l’an passé, de saluer ce monsieur qui lui avait fait l’honneur de « rejoindre » son mouvement ; en réalité, il lui doit tout, puisque Hermand fut le détonateur du mini Jupiter, le repérant dès son stage d’énarque en préfecture et plus tard, en lui faisant ouvrir la grande porte de Rothschild. Hermand, aiguilleur et éminence grise de la gauche chic et fric, a coaché Macron presque jusqu’à sa mort, Macron le délaissant comme une vieille savate quand il n’en a plus eu besoin. A côté, Minc et Attali sont des petits joueurs, sortes de tireurs d’élite que les Capi des grandes familles gardent sans grande estime pour eux.

    On liste une série de patrons et hauts-fonctionnaires qui ont aidé plus ou moins tôt le Macron. Ce qu’on ne dit pas est que d’autres poulains étaient aussi choyés en d’autres écuries. Un exemple à droite qui a échoué (en tant que speed winner) est JF Copé, à mon avis nettement plus doué que Macron.

    Ensuite, le mystère reste entier sur le back office de la mise en oeuvre. Eu égard à l’efficacité et à la puissance des outils utilisés, il faut supposer que de fortes pointures du marketing ont été recrutées, en parfaite discrétion. J’opterais pour des professionnels venus des USA. 

    Pour ce qui est de la maîtrise d’ouvrage, parce qu’à un moment, il a bien fallu passer du repérage + élevage à la mise sur orbite, j’ai déduit que cela sentait fort son Hollande, tout simplement parce qu’il nomme hauts conseillers et ministres. Sans sa nomination à Bercy, Macron serait devenu, dans le meilleur des cas, un nouveau Minc ou Attali.

    Donc si le mystère est loin d’être dissipé, il offre déjà des zones où l’on y voit clair.









  • Cazeaux Cazeaux 23 juin 00:07

    @rogal

    C’est une loi, et non la Constitution, qui fixe le mode d’élection des parlementaires.


    Vous avez parfaitement raison ! Il est inscrit dans la Constitution que le mode de désignation des parlementaires est définit par une loi organique, c’est-à-dire une loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics. 

    Le mode de scrutin n’est donc pas inscrit dans le marbre pas plus que le nombre des parlementaires.


  • Cazeaux Cazeaux 22 juin 23:10

    @Le Panda
    A propos de Pétain, une petite rectification-précision, vous dites, parlant de De Gaulle : 


    Ce qui démontre la raison pour laquelle il le (Pétain) gracia afin de ne pas le laisser finir sa vie complétement en geôle, 

    Pétain fut condamné - pour intelligence avec l’ennemi supposée être intervenue avant l’invasion allemande... - à mort. De Gaulle l’a gracié, commuant sa peine à la prison à perpétuité. Par conséquent, il a bien laissé Pétain finir sa vie en geôle, à l’île d’Yeu et de surcroît, il n’a au moins rien fait pour s’opposer à cette cruauté d’installer la cellule certes de la taille d’un petit appartement, avec vue sur les remparts de la prison plutôt que face à la mer.

    Il n’est pas inutile pour les lecteurs d’Agoravox, de rappeler que De Gaulle doit sa carrière à Pétain, qui l’a fait sorti de l’anonymat. Pétain fut le parrain de Philippe, futur amiral De Gaulle, prénommé ainsi par déférence au Maréchal.

    Avant de « prendre le micro » à la BBC, De Gaulle se rendit à Londres avec pour mission d’obtenir l’engagement de l’aviation anglaise dans la tentative ultime de résistance à l’invasion. Non seulement De Gaulle revint bredouille, mais il se fit le défenseur, auprès du Gvt Pétain, de l’incroyable proposition de Churchill d’unir la France à l’Angleterre, de sorte que la France serait devenue une province anglaise.... 
    En défenseur insigne de la souveraineté nationale, on peut rêver mieux.




Agoravox.tv